SALADE CACOPHONIQUE

ou " élucubration littéraire "

Idylle vécue

Paroles Henri Poupon et Jules Combe        Musique Albert Valsien

1911

Interprétation Tramel tramel.jpg (2040 octets) au concert Mayol mayolfelix.jpg (1895 octets)

( Editeur Guéprotte)

 

( Parlé- L'artiste annonce ) Salade cacophonique, idylle vécue,oui, les malheureux auteurs ont appelé ça idylle parce qu'il paraît que c'est idilliot. J'ai dit les malheureux auteurs, car cette chanson- là est une oeuvre posthume, ils sont morts tous les deux, car je dois vous dire qu'ils se sont mis à deux pour faire ce truc là. Le premier est mort fou d'une appendicite dans le genou et le second, on l'a guillotiné pour assassinat du " Dictionnaire des rimes ". Or comme vous pourrez en juger vous-même, c'est idiot, c'est vrai, mais c'est un vrai chef d'oeuvre d'idiotie.Car pour combiner quatre couplets comme ceux que je vais vous inculquer, croyez qu'il faut qu'on soit quelqu'un.

 

Quand j' t' ai connu' kiki, coquett' comme un' cocotte,

Mon coeur se colora comme un coquelicot ,

Courant dans la cohue, nous causâm's côte à côte,

Tu fus ma concubin' sans aucun quiproquo.

Ton cach' corset cochon caché sous la casaque,

Ton nez camus, ton cou, ton caractère exquis,

Ton caraco caki, ta calott' de cosaque,

Tout ton corps aux contours si coquets m'a conquis.

Et contente en caqu'tant

Tu roucoulas c'cancan

 

(parlé ) Sentez ce thé à la santé de ousted.

 

Refrain

Oh ! tiens, tais-toi Totor, ta Tototte est honnête.

Toi t'es son p'tit tothomm' pour tout' l'éternité.

Tout t'appartient, ses tifs,sa vertu, sa liquette,

Ta Tototte est à toi toute en totalité.

Oh! tiens, tais-toi Totor, t'as tort si tu t'entêtes,

T'as tout à tâtonner et t'as tout à tâter,

Tutoi'-moi donc Totor, t'entends'y ? Dis-moi tu,

J'suis toqué d'ta téterre, oh ! tiens tais-toi, tu m'tu'!

 

 

J'te pris comme un' copine qu'on console et cajole,

Car je conviens Kiki que j'étais convaincu,

Mais quand j'tai dit comme ça: Crois-tu qu'après ça colle ?

T'as fais coquine un' quêt' de' quéqu's - uns d'mes écus.

Et canaill' comme un vieux carcan qui caracole,

Tu casquas sans compter d'ces écus , tes écots,

Et t'acquis coût' que coûte au coin du quai d'Arcole,

Quatr' paquets d'cacahuett's et d' coquille's de coco,

Comm' quelqu'un qu'a compris

Pour t'plaquer je t'écris :

 

Parlé : Vous allez voir ces vers si ça vaut.

 

Refrain

M' voici venir vers vous, voyez-vous je vouvouille,

Pour pouvoir vous vider avec vivacité,

Vous vouliez, vieill' Vénus qu'devant vous j'm'évanouille

Mais vous voyez vos voeux vers ma verve avortés.

Votr'va-et-vient vivac', votr' venin d'vil' vipère

Avec vos vilain's vann's vivement sont bravés,

Votr' veuf  vivra sans vous en vidant vingt vieux verres.

Au r'voir vieux veau vivant, vous, vous pouvez crever.

 

( Parlé ) Conseil aux amis :

Copains qui m'écoutez, croyez-moi plus qu' quiconque,

Coqs qui sans calculer criez : cocorico

Si quéqu' fois quéqu' raquin, quelque conquêt' quelconque

Vous enquiquine et vous caval' sur l'haricot,

Flanquez-lui su' l'cadran des coquards et des claques,

Frère écras' ce crapaud qui t'crève et tu vaincras,

Car quand on s'coll' comm'ça, on s' risque, on cane, on craque,

Comm' moi commis commun qu'on mit dans le coma.

Concluons comiqu'ment,

Cacophoniquement.

 

(Parlé) Sucez ça si c'est sensé : Si ses serments sont sains, ( là, l'artiste s'arrête et dit au chef ) Ah ! non mon vieux, c' lui là j'pourrai jamais l'dir sans bavett' c'est pas posssible. ( Au public) J'vous d' mand' pardon, Mesdam's Messieurs, le temps de mettr' mon p'tit tuc et j'suis à vous.

( Pendant qu'il met sa bavette, il dit ) Vous allez sentir c'que j'vais vous siffloter, cett' fois-ci c'est supérieur, c'est vrai qu' c'est superflu de s'expliquer car sincèrement c'est assez simple, ça se sent sans ça.

Refrain

Si ses serments sont sains, s'ils sont aussi sincères,

Et sont pour ça souvent en cent sens ressassés

C'est seul'ment pour saisir vos cent sous sans mystère,

Soyez sensés sans ça vous s'rez sans cess' sucés.

Si vous saviez c'que c'est qu' ces sacré's sal's saucisses,

Ca vous aspir' le sang ainsi qu'six cents sangsues,

C'est sans soucis sociaux, c'est vissé sous le vice,

Et ça sent l'saucisson, quand sous les seins...ça sue !

 

Interprètes Tramel ( au concert Mayol) enregistrement pc059.gif (5425 octets) 1933

 

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